Comment lacer ses chaussures de trail : le guide complet
Par La rédaction
Publié le dim. 21 juin 2026
Mis à jour le dim. 21 juin 2026
Points de compression, fourmillements, inconfort, manque de maintien : le laçage est un exercice délicat qui influe directement sur la stabilité, le confort, la prévention des ampoules ou encore le maintien. Loin d’être unique, la technique de laçage en trail est multiple.
1. Le laçage en trail : un point crucial
Souvent négligé, le laçage en course à pied est pourtant un point crucial.
Il contribue au confort général. Trop serrés, les lacets créent des points de compression sur le dessus du pied. Trop lâches, ils entraînent des frottements (donc potentiellement des ampoules) et un manque de maintien.
Il contribue au maintien et à la stabilité en offrant un bon verrouillage du talon et la tenue du médio-pied. Le risque d’entorse est réduit lorsque les chaussures sont bien lacées.
Il peut être personnalisé selon la morphologie du pied et les préférences de chacun. Au-delà du choix de la pointure de la chaussure, le laçage permet d’adapter le chaussant aux différentes formes de pied, aux pathologies éventuelles ou encore aux sensations privilégiées par chaque coureur.
2. Les fondamentaux d’un laçage optimal
Pour faire simple, le laçage se résume en 4 points clés :
Serrer à la bonne tension : toute la difficulté du laçage est d’arriver à un serrage ni trop fort, ni trop lâche. Pour avoir une idée, une fois le serrage effectué, il faut pouvoir glisser un doigt entre la languette et le lacet.
Privilégier la symétrie : garder des longueurs équivalentes de lacets de chaque côté permet de s’assurer d’un serrage équilibré.
Choisir la longueur et la matière : des brins trop courts empêchent certaines techniques, tandis que des brins plats tiennent souvent mieux que des ronds. Il existe également des lacets élastiques, particulièrement adaptés au triathlon car ils accélèrent l’enfilage de la chaussure, mais ils sont moins précis.
Faire un double nœud : facile à réaliser, il permet de sécuriser le laçage.
Certaines erreurs fréquentes peuvent être facilement évitées :
Serrer uniquement en haut la tension doit être progressive.
Ignorer les œillets supplémentaires ils servent au verrouillage du talon.
Ne jamais modifier son laçage il est pertinent de changer de méthode selon le type de séance (fractionné, sortie longue…), la météo (les pieds gonflent quand il fait chaud) et le terrain (route, sentier, plat, vallonné…).
Laisser ballotter des brins longs l’idéal pour chuter ! Faites un double nœud ou glissez les brins sous les lacets, ou dans la poche à lacets si la chaussure en est équipée.
3. 8 techniques de laçage incontournables
Technique n°1 : le laçage croisé standard
Une technique à utiliser au quotidien quand on n’a pas de souci particulier aux pieds.
Une technique polyvalente et universelle.
Mode d’emploi : Enfilez les lacets de bas en haut en croisant à chaque œillet. Serrez progressivement pour répartir la pression de manière homogène. Finissez par un nœud classique ou un double nœud.
Technique n°2 : le nœud du coureur
Une technique qui empêche le talon de glisser, qui limite les frottements et les ampoules à l’arrière du pied.
Une technique pour ceux qui ont un talon fin ou une chaussure un peu trop grande.
Mode d’emploi : Montez les lacets normalement jusqu’au dernier œillet sans le traverser. Passez chaque extrémité dans l’œillet supérieur du même côté pour former une petite boucle. Croisez les brins et insérez chaque extrémité dans la boucle opposée. Serrez vers le bas puis faites le nœud final.
Technique n°3 : le laçage pour pied large
Une technique qui libère de l’espace dans la boîte à orteils et réduit la pression sur l’avant du pied.
Une technique pour les pieds larges ou ceux qui veulent donner de l’espace à l’avant de leur pied.
Mode d’emploi : Commencez le laçage un œillet au-dessus de l’œillet le plus bas. Montez le laçage standard sans trop serrer l’avant-pied. Terminez par un verrouillage du talon si besoin (technique n°2).
Technique n°4 : le laçage pour coup de pied haut
Une technique pour éviter la compression sur le dessus du pied. Egalement appelée « skip lacing » ou laçage en fenêtre.
Une technique adaptée aux pieds volumineux en hauteur.
Mode d’emploi : Lacez normalement (technique n°1) jusqu’à la zone douloureuse. Sautez l’œillet qui correspond à la zone de compression afin de créer une fenêtre de décompression. Reprenez la technique n°1 jusqu’en haut.
Technique n°5 : le laçage parallèle
Une technique pour réduire les points de pression. Egalement appelée « bar lacing ».
Une technique pour pieds sensibles à la pression.
Mode d’emploi : Les lacets montent horizontalement d’un côté à l’autre sans se croiser sur la languette. Etant difficile à expliquer sans schéma ou sans vidéo, cette technique mérite une petite recherche sur internet pour bien comprendre comment la mettre en œuvre.
Technique n°6 : le laçage pour ongles noirs
Une technique utilisée notamment par les trailers qui souffrent d’ongles noirs à cause des descentes, mais aussi par les coureurs sur route aux orteils sensibles.
Une technique pour éviter que les orteils viennent taper à l’avant de la chaussure.
Mode d’emploi : Adoptez la technique n°2 pour bien immobiliser le talon. Serrez davantage l’avant-pied (sans excès !). Vérifiez la pointure : une chaussure trop petite entraîne des micro-chocs des orteils à l’avant.
Technique n°7 : le laçage asymétrique
Une technique pour les douleurs ressenties sur le côté du pied.
Une technique qui permet de dévier la pression d’une zone irritée.
Mode d’emploi : Commencez le laçage standard au premier œillet puis déplacez progressivement le croisement des lacets pour éviter la zone sensible. Sautez un œillet uniquement d’un côté si besoin.
Technique n°8 : le laçage pour tendon d’Achille sensible
Une technique pour réduire les frottements au talon et la tension autour d’un talon irrité.
Mode d’emploi : Réalisez un serrage progressif du médio-pied et un laçage légèrement plus lâche au niveau du cou-de-pied.
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